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HISTOIRE DU DJOLOF

dimanche 19 décembre 2010 à 06h24:31 GMT 0.00

Le Djolof (ou Jolof) était un empire qui d'après la tradition fut fondé par Ndiadiane Ndiaye, premier bourba (buur-ba = roi) djolof.

 Celui-ci avait été élu comme chef dans ce qui allait devenir le royaume du Oualo, au nord-ouest de l'actuel Sénégal, dans la région du fleuve. De là, il réunit toutes les populations d'ethnie wolof pour fonder cet empire au xiiie siècle. C'est le clan des N'diaye qui dirigea l'empire. Ce patronyme wolof existe toujours aujourd'hui. Les habitants du Djolof, sont appelés les Djolof-Djolof.

Histoire

L'empire du Djolof englobait les États du CayorBaolWaloSineSaloum, une partie du Fouta-Toro et également une partie du Bambouk, l'époque du Grand Djolof. Toutes ces régions correspondent à l'espace sénégambien. C'est entre la fin du xiie siècle et début du xiiie siècle qu'il fut bâtit, par le clan Ndiaye. Selon beaucoup, Ndiadiane Ndiaye considéré comme le fondateur de l'empire, pourrait plutôt être un personnage mythique et légendaire. La construction de cet État pourrait être dû l'aboutissement du regroupement, l'élargissement, et de l'organisation du peuple Wolofs a cette époque. En effet, à cette époque en cette région du Djolof, vivaient divers peuples, Tekrouri (Toucouleurs), PeulsSereres, Sarakholés. Ces diverses peuples, au fil des interactions et des brassages, finirent par créer une culture homogène, ainsi qu'une langue commune. Ensembles ils formeront le peuple Wa-laf, ceux du pays Laf, les Wolofs d'aujourd'hui. Ils fonderont l'État du Djolof. Le pays Laf comprend toutes les régions du Waalo, Cayor, Djolof, Baol. Le mot Laf signifiant -la Rive-, Walaf signifie également : les riverains.

L'empire s'effondra en 1549, avec la mort du dernier empereur du Djolof, Lélé Fouli Fak, qui fut tué lors de la bataille de Danki, qui se déroula près de Diourbel, dans l'ancienne région du Baol. Il fut tué par Amari Ngoné Sobel Fall, le fils du chef de la région du Cayor de l'époque Déthié Fou Ndiogou Fall, qui allait devenir le premier damel (roi) du Cayor après un conflit dû à une offense personnelle que lui avait fait subir Lélé Fouli Fak. Parmi les premières causes de la chute de l'empire, il y a également la conquête du Royaume du Namandirou vassal du Djolof, par le conquérant Denianke Koli Tenguella. Le Djolof est resté vassal de l'empire du Mali pendant un siècle. À partir de là, les autres États allaient, tour à tour, prendre leur indépendance jusqu'à réduire le grand empire du Djolof aux dimensions d'une royauté dans la partie centrale du pays. Dans la seconde moitié du xixe siècle, les colons français annexèrent progressivement tous les royaumes du Sénégal. Le Djolof fut le dernier royaume annexé avec le dernier bourba djolof, Bouna Alboury Ndiaye , sous l'impulsion de Louis Faidherbe.

En ce qui concerne l'organisation territoriale, le Djolof était divisé en lamanats, tous dirigés par un lamane. Ces lamanats étaient plus ou moins divisés, et le chef de tous les lamanes était lekangame, qui fait partie des notables qui élisent le nouveau roi.

La ville capitale de l'empire du Djolof était la ville de Thieng, puis après l'éclatement de l'empire, la capitale a été transférée à Yang-Yang. Dans chaque lamanat étaient construits des tatas, forteresses, sorte de miradors, à but essentiellement militaire. D'un point de vue économique, l'empire du Djolof vivait du commerce transsaharien. L'une des causes de son éclatement est due au fait que les royaumes côtiers et vassaux du Djolof, le Cayor, le Waalo, le Baol, le Sine et le Saloum, en bénéficiant du commerce transatlantique, plus rentable, ont pu devenir plus riches économiquement, et donc se libérer de l'emprise du Djolof avec plus de facilité.

Le Fouta-Toro a pu reprendre ses terres prises par le Djolof grâce au grand personnage Koli Tenguella, ceci pendant que les autres royaumes prenaient leur indépendance tour à tour. Le Djolof a également après son éclatement du faire face au djihad toucouleur, surtout pendant le xixe siècle notamment avec le marabout Toucouleur venant du Saloum à Nioro du RipMaba Diakhou Bâ, l'un des descendants de Koli Tenguella, et aussi l'un des disciples de Omar Foutihou Tall, avec Ahmadou Cheikhou Déme, un marabout torodoo du Fouta-Toro, qui réussit à imposer sa domination au Djolof pendant quatre ans, sans compter les raids des Maures. Le royaume a aussi été très souvent au cours des siècles en conflit avec le Cayor. En dernier le Djolof dut longtemps lutter contre les colons français qui réussiront à annexer le Djolof pendant les années 1890. Le dernier bourba, Bouna Alboury Ndiaye, a été au même titre que Lat Dior l'un des plus grands rois et résistants contre la colonisation au Sénégal.

Religions

Au Djolof les islamisés et ceux appartenant à la tradition tiédo, religion d'origine des Wolofs, ont toujours cohabité en paix. L'islam pénétra très tôt au Djolof dès le début de sa création, avec les marabouts mandingues et toucouleurs venus s'installer au Djolof. Le Djolof est encore aujourd'hui le haut-lieu de la confrérie musulmane Qadiriyya, où elle est largement majoritaire, qui est en fait la plus ancienne confrérie de l'Afrique de l'Ouest pour ne pas dire de l'Afrique musulmane. Le village de Ndogandou aux alentours de la ville de Dahra, centre économique du Djolof, abrite la plus ancienne communauté de "ahloul bayti" ( litt. descendants du prophete Mahomet). Par la suite, El hadj Malick Sy et Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, parachèveront le processus d'islamisation du Djolof, à la fin du xixe siècle. Leur tâche a été grandement facilité par le zèle prosélyte de leurs délégués mais aussi par les rumeurs sur les miracles opérés par les saints hommes. En tout etat de cause, il en fut comme avec le colonialisme. Les premiers adhérents au nouveau système ou dogme furent toujours les individus ou groupes défavorisés par l'ordre social courant....

Ethnies et langues

Du point de vue ethnique, au Djolof, deux ethnies étaient majoritaires, les agriculteurs wolofs et les bergers peuls. D'ailleurs, les Wolofs du Djolof ont pour beaucoup des origines sérère (sarr, ngom...)ou toucouleur (sy,ndiaye,niang,gaye,diop,seck. Les peuls vivent disséminés autour des gros villages qui abritent les points d'eau. Dans ces gros villages du terroir, la chefferie traditionnelle est encore entre les mains de descendants de sereres, comme en attestent du reste les patronymes Sarr ( à Gouloum)et N'Gom (à Doundodji). Et c'est pour accréditer une certaine thèse liée à la très ancienne cohabitation au Djolof entre Peulhs et Sereres. Le Djolof était alors considéré par ces groupes éleveurs comme la terre par excellence des pâturages de l'hivernage et le Saloum comme celle des pâturages de la sècheresse. Cette conception prévaut de nos jours et explique le caractère ténu des frontières entre les deux terroirs.

De ce point de vue, l'hypothèse du peuplement du djolof à partir du Sud se trouve accréditée.

On remarquera que les différentes langues ont été phagocytées par le wolof et le poular, les deux langues prédominantes. Mais également que tous les patronymes du reste du Senegal se retrouvent au Djolof auxquels s'ajoutent d'autres qui lui sont propres : lecor, fleur, thiebane, thiongane, mangane, coundoul etc.. En tout etat de cause, le Djolof, carrefour multiéthnique et pluriculturel, est bien le noyau de l'actuel Senegal.

Aujourd'hui, du point de vue linguistique, le wolof du Djolof est influencé par le dialecte pulaar, de la même manière que le wolof du Sine et du Saloum est teinté de sérère et le wolof de la presqu'île du Cap-Vert d'accents lébous.

Des Mandingues, grands commerçants, y vivaient aussi, surtout makinwa et sarakhollé, ainsi que des familles familles maures ( babou, sadi, fall...) qui pratiquaient, comme au Cayor, l'élevage équin. Ils étaient de grands vendeurs de chevaux et de grands maroquiniers devant l'Eternel.

Organisation sociale

L'ethnie wolof a toujours régné sur ce royaume. Cette ethnie est très hiérarchisée, elle est divisée en castes, chacune ayant un rôle bien défini.

On trouve au sommet de la hiérarchie, les geer qui sont les rois, ceux qui gouvernent. Ils détiennent le pouvoir politique.

Viennent ensuite les diambour qui sont des hommes libres propriétaires terriens, ainsi que les serignes qui sont les marabouts souvent d'origine pulaar ou sarakhollé.

Il faut, par ailleurs, relever, ici, une particularité dans l'organisation sociale des royaumes africains, liée au passé traditionnelle de ces entités régies par des religions traditionnelles. Si bien qu'on devrait ainsi parler du statut des prêtres du roi ou de la société, de façon générale. Ces derniers étaient des vassaux du roi, d'égale dignité avec les nobles. Ils étaient généralement issus de l'ethnie peul. le prêtre était un conseiller du roi en tant qu'il participait à l'administration du royaume avec ses conseils ou oracles autant qu'à la protection mystique de la famille royale. Ces prêtres, étaient aussi des propriétaires fonciers en ce sens que le souverain leur donnait un droit d'usage sur des domaines bien détermines dont les limites étaient respectées par tous. Il faut dire qu'ils devaient ce respect et cette considération, en grande partie, à leur savoir.

Les diambour ont très peu de pouvoir de décision.

Vient ensuite la caste des nye nyo, eux-mêmes divisés par corps de métier. Au sommet des nye nyo on trouve les teugs qui sont les forgerons. Ils maîtrisent l'art du métal, ce sont eux qui fabriquaient les armes pour la guerre. Les teugs sont aussi des bijoutiers et leurs femmes sont potières. Puis les Laobés, artisans du bois aux origines Pulaar, bien qu'un grand nombres de nyenyosoit d'origine pulaar, les rabb sont les tisserands, les woudés eux travaillent le cuir.

Les guéweul (les griots) occupent une place très importante, ce sont les historiens, les musiciens, chanteurs, généalogistes, compteurs. La plupart des familles gèèr sont liées à des familles guéweuls. Ils sont les libres dépositaires de la tradition orale et sont réputés pour leur connaissance des lignées familiales (relations de parenté) et de l'histoire du terroir.

En bas de l'échelle sociale, on retrouve les captifs, les jaam en wolof, chaque famille en possède. Il portent le patronyme de la famille qui les tient en servage à laquelle ils sont très attachés. - LesJaami Juddu sont ceux née dans la propriétés familiale. Les captifs du roi possèdent, eux, un statut très particulier, car le chef des captifs, le farba kaba, lui-même captif du roi, fait partie de l'assemblée des notables du royaume qui élisent le nouveau roi. C'est parmi les captifs du roi que l'on recrutait les guerriers du royaume, les tiédos. Très courageux, ils forment la plus grande partie des soldats. Nous noterons aussi qu'il pouvait s'agir de mercenaires. Au demeurant, le terme tiédo d'obédience peule signifie « celui qui est venu passer la sècheresse » et renvoie donc à la notion d' "etranger" dans toutes les contrées habitées par les peuls. - Les Jaami Sayoor étaient les prisonniers de guerres.

Les Jaam, toutes catégories confondues, possédaient tous un terrain propre ou ils vivaient et cultivaient, mais ils restaient sous l'autorité de la famille qu'ils servaient.

L'ethnie wolof pratiquait une endogamie très forte, et les mariages avaient lieu presque exclusivement au sein d'une même caste.

la société djolofienne est marquée par plusieurs conflits. Conflits entre sédentaires(wolof agriculteurs)et nomades (pasteurs peuls), conflits confreriques dus à l'expansionnisme agricole mouride....conflits politiques, enfin, qui épousent malheureusement des contours ethniques.

Les souverains du Djolof (Buur-ba Jolof)

  • Ndiadiane Ndiaye (1350-1370)
  • Sare Ndiaye (1370-1390)
  • NDiklam Sare Ndiaye (1390-1420)
  • Tioukouli NDiklam Ndiaye (1420-1440)
  • Leeyti Tioukouli Ndiaye (1440-1450)
  • Ndièlene Mbey Leeyti Ndiaye (1450-1465)
  • Birahim Ndieme Eter Ndiaye (1465-1481)
  • Tase Daagulen Ndiaye (1481-1488)
  • Birahim Kuran Kan Ndiaye (1488-1492)
  • Boukaar Biye Sungoule Ndiaye (1492-1527)
  • Birayma Ndieme Kumba Ndiaye (1527-1543)
  • Leelé Fouli Fak Ndiaye (1543-1549)
  • Al Bouri Penda Ndiaye (1549-1566)
  • Laat-Samba Ndiaye (1566-1597)
  • Gireun Bouri Dyelen Ndiaye (1597-1605)
  • Birahim Penda Ndiaye (1605-1649)
  • Birahim Mba Ndiaye (1649-1670)
  • Bakar Penda Ndiaye (1670-1711)
  • Baakane Tam Gane Ndiaye (1711-1721)
  • Al Bouri Diakher Ndiaye (1721-1740)
  • Birayamb Ndiaye (1740-1748)
  • Birawa Keme Ndiaye (1748-1750)
  • Laat Kodou Ndiaye (1750-1755)
  • Baka Tam Bouri Niabou Ndiaye (1755-1763)
  • Mba Kompass Ndiaye (1763-1800)
  • Mba Bouri Niabou Ndiaye(1800-1818)
  • Birayamb Koumba Gueye Ndiaye (1818-1838)
  • Al Bouri Tam Ndiaye (1838-1845)
  • Baka Kodou Ndiaye (1845-1847)
  • Birayamb Arame Ndiaye (1847-1849)
  • Birahima Penda Ndiaye (1849)
  • Mbanyi Paate Ndiaye (1849)
  • Lat-Kodou Ndiaye (1849)

(vacance temporaire du pouvoir)

  • Birayamb Madjiguène Ndiaye (1850-1855)
  • Al Bouri Peya Ndiaye (1855-1856)
  • Baakane Tam Yaago Ndiaye (1856-1858)
  • Taanor Ndiaye (1858-1863)
  • Baakane Tam Khaari Ndiaye (1863-1871)
  • Amadou Cheikhou Ndiaye (1871-1875)
  • Ali Buri N'Dyaye (1875-1890)
  • Bouna Al Bouri Ndiaye ( il a été capturé par les colons au moment de l'exil de son pere pour etre mis d'office à l'ecole des fils de chefs à Saint louis avant d'etre intronisé Bourba par la benediction des colons pour succeder à son oncle Ali Bouri Penda, demi-frere de Alboury ndiaye, qui a, en verité, succedé à ce dernier dans des circonstances encore troubles et à la suite d'evenements inter-familiaux controversés )
  • Colonisation française (1889-1960)

SOURCE: WIKIPEDIA



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Les Commentaires:

Babacar Méthiour NDiaye
lundi 10 mars 2014 à 15h29:19 GMT 0.00

Compte tenu que j'ai été plusieurs fois interpellé, dans mon adresse e-mail personnelle, suite à mon précédent texte publié dans ce site en 2011, je donne ici publiquement la réponse à un certain Cheikh Guèye qui m'a interrogé sur les relations entre Al-Boury, Lat-Dior et Samba-Lawbé Fall. Cher Monsieur, Je m'excuse du long retard de ma réponse, du fait de mes cours à préparer et mes copies à corriger. Il fallait aussi que je trouve assez de moment à moi pour pouvoir répondre à vos questions qui nécessitent un long développement. Pour répondre à vos sollicitations, je confirme qu'Al-Boury Seynabou (père de Bouna, Sidy et Birahim) n'a jamais été intronisé comme "Bourba-Djoloff". D'abord parce qu'il n'a pas grandi dans son Djoloff natal qu'il avait quitté en 1851, à l'age de 5 ans (il est né entre 1845-46), suite à l'hécatombe de sa maison paternelle, massacrée à la bataille de NGeuneunène (19 mai 1851) par les princes légitimistes de "Néég Boury-Gnabou, commandés par leur cousin maternel cayorien, le Diawrigne-NDienguène,Tanor-Fatim Koura-NGouille (Dieng), prince "Sangome" du Djoloff. Al-Boury, par conséquent, a grandi au Cayor où il a fait toutes ses armes dans la cour des Damel, de Birima NGoné-Latyr à son frère maternel Lat-Dior. C'est seulement dans sa trentième année, au sortir de la bataille de Samba-Sadio, le 11 février 1875, qu'il rentre en définitive au Djoloff où il ne connaissait pas grand monde, et considéré comme un "cayorien" où il avait ses attaches maternelles dans le Guet, à Keur Amadou-Yella, fief de son grand-père (ledit Amadou-Yella, père de sa mère Seynabou Diop), devenue alors la principale capitale de Lat-Dior Diop, son cousin maternel, promu entre-temps Damel du Cayor. Le grand-père paternel de Lat-Dior, Médoune Sokhna Niane (Diop), et celui d'Al-Boury Seynabou, Amadou-Yella Lo (Diop), étaient tous deux issus d'un même père, Sa-Khewar Fatma-Thioub (Diop), leur arrière grand-père (bisaïeul) commun, et homonyme du père de Lat-Dior (Sa-Khewar Sokhna MBaye Diop). Al-Boury a donc fait toutes les guerres de Lat-Dior, depuis sa première bataille à Thioukhour aux champs de Cocki, en février 1862, contre la Damel Ma-Diodio Deguène Kodou Fall (où le jeune Al-Boury avait fini de capturer le cheval blanc du Damel), jusqu'à Samba-Sadio contre Almamy Cheikhou Ahmadou Ba, en 1875 donc, en passant par NGol-NGol (29 décembre 1863) et Loro (12 janvier 1864) contre Faidherbe; Kheutalli au Djoloff (avril 1865), puis Thiouranguène, Gatti-Ratt et MBayène-Thiassdé, toujours au Djoloff (juillet 1865), contre le Bourba Bakan-Tame Khary Djalor, adversaire de Maba; puis Pathé-Badiane contre Pinet-Laprade(30 novembre 1865), toujours aux cotés de son cousin Maba Diakhou Ba; Thiou-Thioune aux champs de Somb où tombait son marabout Maba (18 avril 1867); NDiaw-Bambali(1867) au Saloum, pour soutenir Mamour NDary Ba contre Birane Cissé, lieutenant révolté de Maba; Cocki (juin 1869), pour soutenir Ibra Penda Bouyo Ba (Tidiane), frère de Cheikhou Ahmadou Ba, contre son oncle maternel le Serigne-Cocki (Qadre), dans une guerre de sectes opposant Tidianes et Qadres; Risso aux champs de Mékhé (8 juillet 1869), puis Louga (15 septembre 1869) et Pallène (17 décembre 1869), toujours contre Pinet-Laprade, lors de leur retour au Cayor où ils tentaient de soulever le pays conquis par les Français en 1865. Une accalmie s'étant installée entre eux et les Français, lors du traité de paix de juillet 1870, confirmé par les Accords de janvier 1871 signés avec Lat-Dior, reconnu à nouveau comme Damel souverain du Cayor, le conflit s'ouvre alors au NDiambour avec le nouvel Almamy Cheikhou Ahmadou Ba, leur ancien allié qui venait de s'emparer du Djoloff en juillet 1870 sur Bakan-Tame Khary-Djalor, avec l'aide des contingents armés, levés par les marabouts du pays. C'est dans ce contexte que les princes exilés du Djoloff vont se concerter, pour organiser la Résistance contre l'Almamy usurpateur. Al-Boury prendra ainsi langue avec eux, dans une conférence secrète tenue à Daqaar-NDoj, où voulant prendre parole, un prince "Guelewaar" du nom de Leyti-Bigué Souka (NDiaye), prétendant au trone du Djoloff, lui intimera l'ordre de se taire, parce que n'ayant pas son mot à dire sur la succession, en tant que "Diambour". Ce qui occasionna des échauffourées armées entre les deux partis, avant que les doyens des deux camps, Bira-Yamb Khoudia Thieck, prétendant de "Keur Biram-Penda", et Biram-NDiémé Koumba-NDiab, candidat de "Néég Boury-Gnabou", n'y mettent un terme. Al-Boury en effet n'était pas de lignée matrilinéaire Garmi (royale) par sa mère Seynabou Diop, de souche "Sééy", originaire du Saloum et du Cayor, bien que petite-fille paternelle du prince Dauphin du Djoloff, Boumy Biram-Khoudia Tame, père de Fatimata-NGouye NDiaye, la mère de Seynabou Diop. Le père d'Al-Boury Seynabou, Biram-Penda NDiémé NDiotté, pour sa part n'eut jamais régné au Djoloff, ni son grand-père paternel et père de celui-ci, Baka-Kodou-Bigué Ko-m-Pass(à ne pas confondre avec le roi Baka-Kodou-Bigué Fa-Kontaye son homonyme de "Néég Boury-Gnabou"), ni non plus le père de celui-ci, Biram-Penda Farimata Dimo, ancêtre de la Maison dite "Keur Biram-Penda". Ce fut seulement le père de ce dernier, Al-Boury Diakhère Loddo Barko, son trisaïeul paternel qui fut le dernier, dans sa lignée directe, à avoir effectivement régné, encore que comme cadet de son frère aîné et devancier roi, Baka Kor NDiaré (ancêtre de la Chambre des "Boury-Gnabou" par son fils le Damel-Bour Bira-Yamb Madjiguène Dieyla-Gane), ce qui classait ainsi Al-Boury Seynabou au second plan, dans l'ordre des successions au Djoloff, où en outre n'ayant pas grandi, il était inconnu. Al-Boury, promu comme commandant-général du Baol, avec le titre de "Beur-Djack", par Lat-Dior devenu Damel-Teigne au sortir de la bataille de Sambey en 1873, où il venait de battre et chasser le Teigne du Baol, Thié-Yacine Dior Gallo Ganna, et le Thialaw NDoupe Koumba-Djarigne, viendra à la rescousse de son cousin, lors de l'attaque fatidique de l'Almamy Cheikhou Ahmadou Ba au Cayor, qui venait de le chasser de son pays avec la complicité du Premier ministre du Cayor, le Diawrigne-MBoul Omar Niane Kodé Binta, au sortir des batailles successives de Cocki, Tiowane, Bène-Bount Koumba NDing, survenues durant l'année 1874, alors que Lat-Dior était tout occupé par la résistance au Baol. Abandonnant alors le Baol, Al-Boury viendra le rejoindre dans son exil de Thiélémane au Gandiole où, appuyés par les spahis Français du Colonel Beguin et de ses canons, ils prendront le dessus sur l'Almamy à la bataille de Samba-Sadio, non loin de ses bases de Cocki, le 11 février 1875. C'est alors que Al-Boury, escorté par les spahis français, venant talonner les troupes rescapées de l'Almamy au Djoloff, et appuyé en outre par 12 contingents de cavalerie fournis par Lat-Dior, tentera sa chance au Djoloff pour se faire reconnaître. Il trouvera alors déjà investi sur le trône son oncle paternel, Bira-Yamb Khoudia Thieck, cousin de son père qui lui promit, après son sacre, de lui conférer le titre de "Beur-Djack" que lui avait été décerné par Lat-Dior au Baol, cette fois en qualité alors de chef d'état-major des armées du Djoloff et de commandant en chef du Tata de Yang-Yang. C'est ainsi qu'il allait libérer le Tata, assiégé derrière lui par les troupes de Bara, frère du défunt Almamy, revenu avec des contingents du Fouta et des renforts du Baol, conduits par le prince Tanor Gogne Dieng, avant de les battre à la bataille de Diammé-NDiaye 1 (1877). Fort de son prestige militaire, Al-Boury sollicitera la main de sa cousine cayorienne "Gééj", Fatma Thioub Diop (la mère de MBakhane Diop) qui était la fille de son oncle maternel, l'ancien Diawrigne-MBoul Samba Maram N'Khay Diop, le frère consanguin de Seynabou Diop, mère d'Al-Boury, mais aussi la fille en même temps de Débbo-Souka Fall, la s?ur germaine de NGoné-Latyr Fall, mère de Lat-Dior. Celui-ci acceptera sa demande en mariage, formalisée par l'avance matérielle de 10 captifs, perçue comme dot par Lat-Dior, avant que ce dernier ne se ravise, afin d'épouser la promise pour son propre compte. Ce geste occasionnera la brouille entre les deux cousins et Al-Boury vint ravager MBanaar aux frontières du Cayor avec le Djoloff, en 1876. Lat-Dior fit alors rappeler de leur exil le parti légitimiste des princes de "Néég Boury-Gnabou", alors partis s'exiler au Saloum pour contester la succession au Djoloff de la branche cadette des princes de "Biram-Penda" (maison paternelle d'Al-Boury), afin de les masser aux frontières du Djoloff. Les deux pays étaient alors sur le pied de guerre quand, finalement, Seynabou Diop intima l'ordre à son fils Al-Boury de renouer la paix avec Lat-Dior, ce qu'il fit en ce moment, mais à contre c?ur. Cependant, lorsque la Ligue des Douze Armées, formée par les princes "Boury-Gnabou" en alliance avec le Saloum et le Fouta-Bosséa d'Abdoul Bocar Kane, allié à Bara Ba, vint défier Al-Boury et son parti dans le Djoloff, en janvier 1881, à Diammé-NDiaye 2, Lat-Dior se fit fort de venir alors rejoindre le parti de son cousin, avec une forte armée cayorienne conduite par Demba-War Sall et où le jeune Samba-Lawbé Fall, fils de la s?ur aînée de Lat-Dior, Khourédia-MBodj-NDiack (Diop) avec le prince-Tialaw Sambou Fall, venait effectuer ses premières armes. Après leur éclatante victoire, Al-Boury promit alors à Lat-Dior une amitié sa faille. Le jeune Samba-Lawbé qui venait de faire ses preuves au Djoloff et dont la soeur Khar Fall était l'épouse d'Al-Boury Seynabou, se mit alors en tête de défier un jour les Djoloff-Djoloff sur leur propre sol, défi qu'il avait lancé alors à son ami d'enfance de même age, Al-Boury Penda MBoyo, fils de Lat-Kodou NDiémé-NDiotté, cousin paternel et à ce titre "jeune frère" d'Al-Boury Seynabou. Il en trouvera prétexte plus tard à la célèbre bataille de Guilé (6 juin 1886) où il sera battu à plate couture et vivement poursuivi par son ami d'enfance jusque tard dans la nuit. Je précise ici alors que Lat-Dior n'était plus Damel du Cayor depuis décembre 1882, chassé par la colonne française du Colonel Wendling et remplacé en janvier 1883, par son cousin "Gééj" le prince Samba-Yaya Fall, fils de sa tante Débbo-Souka Fall et du Teigne Thié-Yacine NGoné Déguène Fall. Ce Damel, plus favorable à la France pour le tracé du Chemin de Fer, sera par la suite remplacé, la même année, par son neveu Samba-Lawbé Fall qui venait de refouler les troupes de Lat-Dior et Al-Boury entrées de force au Cayor. Au moment où Lat-Dior tombait donc à Déqheulé, le 27 octobre 1886,trois semaines après l?assassinat de Samba-Lawbé Fall le 6 juin 1886, Lat-Dior Diop n'était plus Damel du Cayor depuis plus de trois ans. Voilà donc je crois les réponses à vos préoccupations. En espérant que vous les trouverez satisfaisantes. Au plaisir de vous relire.
BOUNA YIRIM SIDY NDIAYE
dimanche 25 août 2013 à 15h49:20 GMT 0.00

UN GRAND MERCI A BABACAR METHIOUR NDIAYE QUI A ECLAIRE NOTRE LANTERNE SUR L'HISTOIRE DU DJOLOF.
doulo ka
mardi 14 mai 2013 à 06h57:13 GMT 0.00

je veux savoir d ou vien le nom djolof
aminata
dimanche 06 janvier 2013 à 13h28:44 GMT 0.00

merci
sagartraore
mercredi 02 janvier 2013 à 14h06:24 GMT 0.00

comment a v
mariam amy collé ndiaye
samedi 29 décembre 2012 à 14h42:57 GMT 0.00

ok c bien mais y'aurai du avoir merde!!!!!!!!merde!!!!!!!!!!!!!!merde!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!merde.
seckmaury
mardi 02 octobre 2012 à 22h12:58 GMT 0.00

bonjour,je voudrais en savoir plus sur yacine dyelen,fille de bourba djolof et mere de ndappa
Khadim Rassoul Fall
lundi 11 juin 2012 à 17h02:07 GMT 0.00

je m'appelle khadim rassoul Fall, étudiant à la FASTEF (ex Ecole Normale Supérieure) je voudrai des éclairecissements sur les causes internes de la dislocation du Djolof concernant surtout les conflits de succession
cheikh tidiane ndiaye (pass baxal - dahra)
samedi 09 juin 2012 à 16h19:43 GMT 0.00

je voudrais savoire les origines de alboury penda mboyo et de sa descendance.j avais un grang pere que me racontait mon pere, qui s appelait alboury penda mboyo du sobriquet " caw jassi",un jambar qui accompagnait dans ses combats.merci!
charllotto GOMIS
dimanche 03 juin 2012 à 10h10:18 GMT 0.00

ATTENTION ,en 1549 , c est la bataille de danki
çà
mardi 15 mai 2012 à 13h41:34 GMT 0.00

(èiirrtr
Amadou Moustapha DIAL de Wouro Mahdiyou
lundi 23 avril 2012 à 11h34:42 GMT 0.00

le Bourba djollof de 1871 à 1875 s'appelle bien Cheikhou Ahmadou BA de Wouro Mahdiyou fils du Grand Saint Ahmadou Hamet BA LIMAMOUL MAHDIYOU,Cherif et petit fils du Prophete MOUHAMMAD (psa) (voir les archives)
badara mbodji
samedi 21 avril 2012 à 23h19:53 GMT 0.00

hello !! mister baba n diaye , en se qui me conserne ,je suis passionne d histoire , et vous demande si vous pouvez me donner une explication sur les n diayes qui sont arrives au saloum. venant du djiolof . je vous remercie d avance voici mon email.mbodjsengane1@yahoo.com tel 347 4555894 .
Nadège mendy
dimanche 15 avril 2012 à 12h07:02 GMT 0.00

qui a fondé le djolof
falou ndiaye
mardi 24 janvier 2012 à 07h02:17 GMT 0.00

ndiaye falou controleur des douanes a dakar;aimerait rencontrer mr methiour ndiaye
Nom et Prénom
mercredi 17 août 2011 à 07h01:59 GMT 0.00

j aurai bien aimé rencontrer mr BABACAR METHIOUR NDIAYE pour echanger avec sur certains aspects de l histoire du djoloff.falou ndiaye tel 775139722.
Babacar Methiour NDiaye
dimanche 17 juillet 2011 à 17h44:17 GMT 0.00

Document dynastique truffé d'erreurs et qui dénote d'une méconnaissance notoire l'histoire authentique du Djolof, à travers ses généalogies, ses traditions orales et ses sources écrites. En effet le marabout Ahmadou Cheikhou (ou plutôt Cheikhou Amadou)n'est pas un NDiaye, mais plutôt un Bâ originaire de Ouro-Mahdiyou dans le Tôro (Fouta)... Tanôr non plus n'est pas un NDiaye, mais un Dieng du Cayor : c'est le fils de Weindé Borso MBissâne Dieng, Diawrigne-DJênguène du Cayor (frère de Dior Bôrso MBissâne, la mère du Teigne Amary Dior Borso), et de la princesse Koura-NGouye NDiaye du Djolof, fille du Bourba-Djolof Bâkan-Tâme Boury-Gnäbou (1768-70). Il vint au Djolof soutenir la querelle de ses oncles maternels contre leur rival Lat-Kodou Madjiguène Pêyä qu'il tue exactement en mars 1851, après que celui-ci, contesté dans sa légimité de sang, eut tué ses oncles élus Biräm-Peinda Koumbä-NGouye et MBagne-Pâthé Koumbä NGouye, fils de Bäkan-Tâme Boury_Gnäbou, et destitué son demi-frère, Bira-Yâmb Aram-Khourédia (1847-49), né du même père (MBaba Boury-Gnäbou: 1805-38). Le commandant français de Merinaghène atteste le règne de son successeur (Al-Boury Peyä Biräm) pour deux mois (avril-mai) et annonce la mort de celui-ci le lundi 19 mai 1851, suite à l'attaque de Tanôr en ce même jour, vers 14 h, à la célèbre bataille de NGeuneunène où périt Biräm-Peinda NDiémé NDiotté, jeune-frère de ce roi et père d'Al-Boury Seynabou, homonyme de son frère aîné Al-Boury Pêyä Biräm mort à Kânka... Après le jeune Bâkan-Tâme Yâgo (17 ans), proposé au Conseil par son cousin Tanôr, et qui régna à sa suite deux ans (1851-53), tué par Lat-Kodou NDiémé NDiotté (jeune frère du père d'Al-Boury Seynabou)en 1853 à Gnieck, Tanör-Fâtim Dieng (ou Tanôr Kourä-NGouye), sur proposition ouverte du Conseil du Djolof, prit alors exceptionnellement le pouvoir en tant que Dieng, pour deux ans (1853-55), afin d'arbitrer le conflit entre ses cousins maternels du Djolof, fils de ses oncles, avant d'abdiquer au profit de Lat-Kodu Madjiguène Pêyä qui régne de 1855 à 1859 , remplacé cette année là exactement par le jeune Bakân-Tâme Khary Djalôr, sur proposition de Tanôr, en juin 1859, date à laquelle vint le visiter l'officier français Azan. Tanôr Dieng meurt en février 1864 (lors du premier exil de Lat-Dior après Lôro)laissant pleins pouvoirs à Bâkan-Tâme Khary qui meurt en décembre 1871, après le contrôle du pouvoir par les marabouts conduits par Cheikhou Amadou Bâ d'Ouro-Mahdiyou en mars 1870. Ledit marabout Foutanké meurt en février 1875, suite à la bataille de Samba-Sâdio (11 février 1875) contre Lat-Dior et son cousin et général Al-Boury Seynabou. Entre temps, Cheikhou Amadou eut confié le Djolof au Prince Toubé Sänôr qui régna sous sa coupe deux ans (1873-75) et meurt lui aussi au sortir de Samba-Sâdio. C'est alors qu'Al-Boury rentre définitivement au Djolof, après son long exil, suite à la mort de son père tué la bataille de NGeuneunène (19 mai 1851). Al-Boury, contrairement à ce que beaucoup croient, n'a pas été sacré, ni même investi du titre de Bourba-Djolof. Il a trouvé, déjà investi sur le trône, son oncle paternel (ou "père") Bira-Yamb Khoudia-Thiêck, qui sera remplacé (en 1883) par son autre oncle, maternel celui là, en la personne de Bira-Yamb Kéwé-Diouf (NDiaye)qui restera sur le trône jusqu'à l'exil d'Al-Boury (mai 1890) mais qui, cependant, eut exercé l'effectivité du pouvoir en temps que Commandant en chef des armées du Djolof. Beaucoup d'autres rectificatifs pourraient être faits mais nécessiteraient pour moi beaucoup trop de temps... En cas de besion, mon e-mail : methiour2002@yahoo/fr
baba ndiaye
samedi 18 juin 2011 à 13h32:47 GMT 0.00

attention amadou cheikhou n est pas de la dynastie des ndiaye. c est un marabout toucouleur originaire de wouro madihou au fouta et qui s est installe sur le trone du djoloff par la djihad. il ne porte pas le nom ndiaye.
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